Création site web · 18 min de lecture · Mis à jour le 29 mai 2026
Checklist avant de mettre son site en ligne
Le jour de la mise en ligne, j'ai longtemps eu la même boule au ventre. On clique sur le bouton "Publier", le site devient visible du monde entier, et c'est précisément à ce moment-là qu'on repère la faute de frappe dans le titre, le formulaire qui n'envoie rien, ou la page mentions légales toujours vide. En 2017, j'ai publié le site d'une cliente coach un vendredi soir, fière du résultat, et le lundi elle m'a appelée paniquée : aucun des messages reçus pendant le week-end n'était arrivé. Le formulaire pointait vers une adresse email avec une lettre en trop. Trois prospects perdus à cause d'un détail.
Depuis, je ne mets plus jamais un site en ligne sans dérouler une checklist écrite, point par point. Pas de mémoire, pas d'improvisation : une liste que je coche. Dans cet article, je vous partage exactement cette checklist, organisée par thème : le contenu, le SEO technique, les mentions légales, le RGPD, la performance, le mobile, les formulaires, l'analytics et la sauvegarde. Vous y trouverez des listes à cocher, un tableau récapitulatif, les erreurs que je vois revenir le plus souvent, et des anecdotes vécues. À la fin, vous aurez de quoi publier sereinement, sans la boule au ventre.

Pourquoi une checklist change tout
On pourrait croire qu'une checklist, c'est pour les débutants. C'est l'inverse. Plus on connaît son métier, plus on a tendance à faire confiance à sa mémoire, et plus on oublie des détails parce qu'on les croit acquis. Les chirurgiens et les pilotes de ligne, des gens hautement qualifiés, déroulent des checklists avant chaque opération et chaque décollage. Ce n'est pas par manque de compétence, c'est parce qu'une liste écrite ne fatigue jamais et ne se laisse pas distraire.
La mise en ligne, un moment à haut risque
Mettre un site en ligne, c'est rassembler des dizaines de petites tâches en une seule action. Le texte, les images, les liens, les réglages techniques, le juridique, les outils de suivi : tout doit être en place au même moment. Il suffit qu'un seul maillon manque pour que l'effet soit gâché. Un visiteur qui tombe sur une page "Contact" cassée ne vous laissera pas de seconde chance. Il referme l'onglet et va voir ailleurs, et vous ne saurez même jamais qu'il est passé.
Une liste qu'on coche, pas qu'on lit
La force d'une checklist, c'est qu'on la coche réellement, item par item, pendant qu'on est devant le site. Lire la liste en hochant la tête ne sert à rien. Je vous conseille de l'imprimer ou de la recopier dans un document, puis de cocher chaque case en vérifiant pour de vrai. Cela prend une à deux heures pour un site vitrine classique. C'est peu, au regard du nombre de clients qu'une seule erreur peut vous coûter sur la durée.
Avant d'entrer dans le détail, gardez en tête une chose : une mise en ligne réussie se prépare en amont, pendant toute la construction du site. Si vous voulez la méthode complète depuis le début, je l'ai détaillée dans mon guide pour créer un site web professionnel quand on débute. La checklist qui suit en est l'étape finale, le contrôle qualité avant le grand saut.
Le contenu : relire, vérifier, simplifier
Avant toute considération technique, il y a le texte. C'est lui que le visiteur lit, c'est lui qui convainc ou qui fait fuir. Une faute d'orthographe dans un titre, un paragraphe qui se répète, un prix oublié : ces détails sapent la confiance plus sûrement qu'un design imparfait. Je commence donc toujours ma checklist par le contenu, à tête reposée, idéalement le lendemain de la rédaction.
Relire avec un oeil neuf
Quand on a écrit un texte, on le connaît par coeur et on ne voit plus ses fautes. Mon astuce : lire chaque page à voix haute. L'oreille repère ce que l'oeil ne voit plus, les répétitions, les phrases trop longues, les tournures bancales. Je copie aussi mes textes dans un correcteur orthographique avant publication. Ce n'est pas tricher, c'est filtrer les coquilles évidentes que la fatigue laisse passer.
La checklist contenu
- Chaque page a un titre clair qui dit ce qu'on y trouve
- Aucune faute d'orthographe ni de grammaire (relecture à voix haute faite)
- Les textes "Lorem ipsum" et faux contenus de démonstration ont disparu
- Les prix, horaires et coordonnées affichés sont à jour et exacts
- Chaque image a un texte alternatif descriptif
- Les boutons d'appel à l'action sont présents et explicites
- Aucune phrase ne dépasse deux lignes à l'écran sans respirer
- Le ton est cohérent d'une page à l'autre
Vérifier tous les liens, un par un
Les liens cassés sont l'un des défauts les plus fréquents au lancement. Un menu qui renvoie vers une page inexistante, un bouton "En savoir plus" qui ne mène nulle part, un lien externe mort. Je clique sur absolument chaque lien du site avant de publier, y compris ceux du pied de page et des réseaux sociaux. C'est fastidieux, mais un lien mort donne une impression d'abandon immédiate. Pensez aussi à vérifier que vos liens internes pointent vers les bonnes pages.
Dernier réflexe sur le contenu : la cohérence des appels à l'action. Si votre objectif est de générer des prises de rendez-vous, chaque page doit ramener vers ce rendez-vous. J'ai vu des sites où la page d'accueil proposait d'appeler, la page services de remplir un formulaire, et la page à propos de télécharger un guide. Le visiteur, perdu, ne fait rien. Choisissez une action principale et déclinez-la partout, calmement, sans noyer le message.
Le SEO technique : être trouvable sur Google
Un site magnifique que personne ne trouve ne sert à rien. Le référencement se travaille sur la durée, mais il y a des bases techniques à poser dès la mise en ligne, sinon vous partez avec un handicap. Rassurez-vous, ce n'est pas réservé aux experts. Quelques réglages bien faits suffisent pour donner à Google toutes les clés de votre site. Voici ce que je vérifie systématiquement.
Les balises titre et meta description
Chaque page doit avoir une balise titre unique, d'environ 60 caractères, qui résume son contenu avec le mot-clé visé. Et une meta description, d'environ 155 caractères, qui donne envie de cliquer dans les résultats de recherche. Beaucoup de débutants laissent le titre par défaut "Accueil" ou "Page sans titre" : c'est une occasion perdue. Si le sujet vous semble flou, j'ai écrit un guide complet sur le SEO pour débutants qui reprend tout depuis zéro.
La checklist SEO technique
- Chaque page a une balise titre unique et descriptive
- Chaque page a une meta description rédigée à la main
- Les adresses des pages (URL) sont courtes et lisibles, sans chiffres ni codes
- Une seule balise H1 par page, qui correspond au sujet
- Les images ont un nom de fichier parlant et un texte alternatif
- Le fichier sitemap.xml est généré et soumis à la Search Console
- Le fichier robots.txt n'interdit pas l'indexation du site
- La case "décourager les moteurs de recherche" est bien décochée
Le piège du site qu'on cache à Google sans le savoir
Voici l'erreur que je vois le plus souvent, et la plus grave. Pendant la construction, beaucoup de constructeurs proposent une option pour empêcher Google d'indexer le site, le temps des travaux. Sur WordPress, c'est la fameuse case "Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site". On la coche au début, et on oublie de la décocher au lancement. Résultat : le site reste invisible sur Google pendant des semaines. Vérifiez ce réglage en priorité.
Une fois en ligne, créez un compte Google Search Console et soumettez votre sitemap. C'est gratuit, et c'est l'outil officiel qui vous dit comment Google voit votre site, quelles pages sont indexées, et quels problèmes existent. La documentation de Google sur la Search Console est claire et accessible aux débutants. Posez cet outil dès le premier jour : il vous fera gagner un temps précieux pour comprendre votre référencement dans les mois qui suivent.
Mentions légales et obligations juridiques
On n'en parle jamais avec enthousiasme, mais c'est obligatoire en France, et l'absence de mentions légales est passible d'amende. Au-delà du risque juridique, ces pages rassurent le visiteur : un site qui affiche clairement qui est derrière inspire davantage confiance qu'un site anonyme. Je traite donc ce thème comme une étape sérieuse de la checklist, pas comme une formalité bâclée en deux minutes.
Ce que doivent contenir vos mentions légales
Pour un professionnel, les mentions légales doivent indiquer votre identité ou raison sociale, votre adresse, vos coordonnées de contact, votre numéro SIRET, le nom du responsable de publication, ainsi que les informations sur l'hébergeur du site (nom, adresse, téléphone). Si vous exercez une profession réglementée, des mentions supplémentaires s'appliquent. Ne copiez pas bêtement les mentions d'un autre site : adaptez-les à votre situation réelle.
La checklist juridique
- Une page "Mentions légales" existe et est accessible depuis le pied de page
- Votre identité, adresse et SIRET y figurent
- Les coordonnées de l'hébergeur sont indiquées
- Une page "Politique de confidentialité" est présente
- Si vous vendez en ligne, des conditions générales de vente existent
- Les liens vers ces pages apparaissent sur toutes les pages du site
Les pages indispensables, au-delà du juridique
Ces pages légales font partie d'un ensemble plus large de pages qu'aucun site sérieux ne devrait négliger. J'ai détaillé la liste complète dans mon article sur les pages indispensables d'un site vitrine. Vous y verrez que les mentions légales, la confidentialité et le contact forment le socle de confiance minimal. Sans elles, même un beau site donne une impression d'amateurisme ou de précipitation.
Un mot d'honnêteté : je ne suis pas juriste, et cet article ne remplace pas un conseil professionnel. Pour les situations particulières, professions réglementées, vente de produits, traitement de données sensibles, je vous recommande de vérifier auprès d'une source officielle ou d'un spécialiste. Les modèles gratuits en ligne sont un bon point de départ, mais ils ne couvrent pas tous les cas. Mieux vaut une page exacte qu'une page recopiée à l'aveugle.
Le RGPD : cookies, données et consentement
Dès que votre site collecte la moindre donnée personnelle, le RGPD s'applique. Et il s'applique plus souvent qu'on ne le croit : un simple formulaire de contact collecte un nom et un email, donc des données personnelles. Un outil de statistiques dépose des cookies. La bonne nouvelle, c'est que pour un site vitrine classique, la mise en conformité reste accessible. Voyons les points essentiels à vérifier avant de publier.
Le bandeau cookies, dans les règles
Si votre site utilise des cookies non essentiels, par exemple pour les statistiques ou la publicité, vous devez recueillir le consentement du visiteur avant de les déposer. Concrètement, un bandeau doit permettre d'accepter, de refuser aussi facilement qu'accepter, et de paramétrer. Le refus doit être aussi simple que l'acceptation : un bandeau où "Tout accepter" est gros et "Refuser" caché n'est pas conforme. La CNIL est très claire là-dessus.
La checklist RGPD
- Un bandeau cookies conforme s'affiche dès la première visite
- Refuser les cookies est aussi simple qu'accepter
- Aucun cookie de suivi ne se dépose avant le consentement
- Une politique de confidentialité explique quelles données sont collectées et pourquoi
- Chaque formulaire indique l'usage des données et le droit d'accès
- Les données collectées sont réellement utiles (principe de minimisation)
- Un moyen de vous contacter pour exercer ses droits est indiqué
Ne collectez que ce dont vous avez besoin
Le principe de minimisation est central dans le RGPD, et c'est aussi du bon sens marketing. Si votre formulaire de contact demande le nom, l'email, le téléphone, l'adresse postale, la date de naissance et la profession, vous êtes à la fois non conforme et inefficace : chaque champ inutile fait fuir des prospects. Demandez le strict nécessaire. Pour un premier contact, le prénom, l'email et le message suffisent presque toujours. Moins, c'est mieux, sur tous les plans.
Pour aller au fond du sujet, la CNIL met à disposition des guides gratuits et très pédagogiques sur la conformité des sites web. Je vous encourage vivement à les consulter, car ils sont écrits pour les non-juristes et couvrent les cas concrets des petites structures. Le RGPD fait peur, mais une fois les bases en place, il n'y a rien d'insurmontable pour un site vitrine d'indépendant. C'est surtout une affaire de bon sens et de transparence.
La performance : un site qui charge vite
La vitesse de chargement n'est pas un luxe technique, c'est une question de survie. Un visiteur impatient ne vous attend pas. Les études de Google montrent depuis des années que plus une page est lente, plus le taux d'abandon explose. Au-delà de trois secondes, vous perdez une grande partie de votre trafic. Et comme la vitesse est aussi un critère de référencement, un site lent est doublement pénalisé. Voici ce que je contrôle avant de publier.
Les images, premier coupable
Dans neuf cas sur dix, ce qui ralentit un site, ce sont des images trop lourdes. Une photo sortie d'un appareil pèse facilement plusieurs méga-octets, alors qu'une image optimisée pour le web devrait peser moins de 200 kilo-octets. Avant de téléverser une image, je la redimensionne aux dimensions réelles d'affichage, puis je la compresse, idéalement au format WebP. C'est l'action qui a le plus d'impact sur la vitesse, et de loin.
La checklist performance
- Toutes les images sont compressées et au format moderne (WebP)
- Aucune image ne dépasse les dimensions réelles d'affichage
- Le chargement différé (lazy loading) est activé pour les images
- Les extensions ou modules inutiles sont désactivés et supprimés
- Le site obtient un score correct sur PageSpeed Insights
- La page d'accueil s'affiche en moins de trois secondes
- Les polices et scripts superflus ont été retirés
Tester avant de juger
Ne vous fiez pas à votre impression : votre site vous paraît rapide parce que votre navigateur l'a mis en cache. Testez-le avec PageSpeed Insights, l'outil gratuit de Google, qui vous donne un score chiffré et des recommandations concrètes. Faites le test sur la version mobile, c'est elle qui compte le plus. Si vous voulez creuser tous les leviers, j'ai consacré un guide entier à améliorer la vitesse de son site web, avec les actions classées par impact.
Un retour d'expérience concret. Sur le site d'une cliente photographe, des galeries d'images non compressées faisaient charger la page d'accueil en plus de huit secondes. J'ai simplement redimensionné et compressé les photos : le temps de chargement est tombé à deux secondes, et son taux de rebond a chuté nettement dans les semaines suivantes. Aucune compétence technique pointue, juste de la rigueur sur les images. C'est souvent le levier le plus rentable, et le plus simple à actionner.
Mobile et formulaires : tester comme un vrai client
Plus de la moitié des visites se font sur smartphone, et dans certains secteurs comme le bien-être on dépasse largement les trois quarts. Pourtant, beaucoup de sites sont conçus sur grand écran et jamais vérifiés sur téléphone. Quant aux formulaires, ce sont vos portes d'entrée : s'ils ne fonctionnent pas, vous perdez des contacts sans même le savoir. Ces deux points méritent un test sérieux, sur de vrais appareils.
Tester le mobile sur un vrai téléphone
L'aperçu mobile de votre constructeur ne suffit pas. Sortez votre propre téléphone, ouvrez le site et naviguez comme un client. Les boutons sont-ils assez gros pour le pouce ? Le texte se lit-il sans zoomer ? Le menu s'ouvre-t-il correctement ? La promesse principale et le bouton d'action sont-ils visibles sans faire défiler ? Si possible, testez sur Android et sur iPhone, car le rendu peut différer entre les deux.
Tester chaque formulaire pour de vrai
C'est l'étape que tout le monde zappe, et c'est celle qui m'a coûté trois prospects en 2017. Remplissez vous-même chaque formulaire du site, envoyez-le, et vérifiez que le message arrive bien dans la bonne boîte mail. Vérifiez aussi le message de confirmation affiché au visiteur. Un formulaire qui semble fonctionner mais n'envoie rien est un piège silencieux : aucune erreur visible, et pourtant des contacts qui se perdent dans le vide.
La checklist mobile et formulaires
- Le site a été testé sur un vrai smartphone, pas seulement en aperçu
- Les boutons sont assez grands et espacés pour le tactile
- Le texte est lisible sans zoomer sur mobile
- La promesse et le bouton d'action sont visibles dès le premier écran
- Chaque formulaire a été rempli et envoyé pour test
- Le message de test est bien arrivé dans la bonne boîte mail
- Un message de confirmation s'affiche après l'envoi
- Les champs demandés sont réduits au strict nécessaire
Un détail qui rapporte gros : l'emplacement du bouton d'action sur mobile. Sur le site d'une cliente sophrologue, j'ai remonté le bouton de prise de rendez-vous tout en haut de la version mobile, là où il était noyé en bas de page. En un mois, les réservations ont augmenté d'environ 40 %, sans rien changer d'autre. Sur smartphone, ce qui n'est pas visible dès le premier écran n'existe pratiquement pas. Pensez vertical, pensez priorité.
Analytics et sauvegarde : voir et protéger
Les deux derniers thèmes de ma checklist sont souvent oubliés, parce qu'ils ne se voient pas sur le site. Pourtant, ils sont décisifs. L'analytics vous permet de savoir ce qui se passe, qui visite, quelles pages marchent. La sauvegarde vous protège du pire, le jour où une mise à jour casse tout ou où un piratage survient. Mettre un site en ligne sans ces deux filets, c'est rouler sans tableau de bord ni ceinture.
Poser l'analytics dès le premier jour
Installez un outil de statistiques avant la mise en ligne, pas trois mois plus tard. Sinon, vous perdez à jamais les données de vos premières semaines, qui sont précieuses pour comprendre d'où viennent vos visiteurs. Vous avez le choix : Google Analytics, ou des solutions plus respectueuses de la vie privée comme Matomo ou Plausible, souvent plus simples et conformes au RGPD sans bandeau lourd. Reliez aussi votre site à la Google Search Console.
La checklist analytics et sauvegarde
- Un outil de statistiques est installé et fonctionne (test de visite vérifié)
- Le site est relié à la Google Search Console
- Les objectifs ou événements clés sont configurés (contact, rendez-vous)
- Une sauvegarde complète du site a été réalisée avant la mise en ligne
- Une sauvegarde automatique régulière est programmée
- Vous savez où sont stockées les sauvegardes et comment les restaurer
- Les identifiants d'administration sont notés dans un endroit sûr
- Un mot de passe robuste protège l'accès administrateur
La sauvegarde, votre assurance silencieuse
Je le dis sans dramatiser : un jour ou l'autre, quelque chose casse. Une mise à jour qui ne se passe pas bien, une fausse manipulation, une tentative de piratage. Si vous avez une sauvegarde récente, vous restaurez en quelques minutes et vous respirez. Sans sauvegarde, vous pouvez perdre des mois de travail. Programmez une sauvegarde automatique dès le lancement, et vérifiez au moins une fois que vous savez la restaurer. Une sauvegarde qu'on ne sait pas restaurer ne vaut rien.
Pensez enfin à la sécurité de base. Un mot de passe administrateur solide, des identifiants qui ne sont pas "admin" et "123456", et les mises à jour appliquées régulièrement. Ces gestes simples écartent la grande majorité des attaques automatisées, qui visent les sites négligés. Vous n'avez pas besoin d'être un expert en cybersécurité, juste d'appliquer une hygiène minimale. C'est exactement ce que je recommande dès le premier jour à toutes mes clientes.
Tableau récapitulatif et erreurs fréquentes
Pour vous donner une vue d'ensemble, voici un tableau qui résume les thèmes de la checklist, le point critique de chacun, et le temps approximatif à y consacrer. Gardez-le sous les yeux le jour J. Il vous évitera d'oublier un bloc entier dans la précipitation, ce qui arrive plus souvent qu'on ne le pense quand l'excitation de la publication prend le dessus.
Vue d'ensemble de la checklist
| Thème | Point le plus critique | Temps estimé |
|---|---|---|
| Contenu | Relecture et liens vérifiés un par un | 30 à 45 min |
| SEO technique | Indexation activée, titres uniques | 20 à 30 min |
| Mentions légales | Page complète et exacte | 20 min |
| RGPD | Bandeau cookies conforme | 20 à 30 min |
| Performance | Images compressées | 20 à 40 min |
| Mobile | Test sur vrai téléphone | 15 min |
| Formulaires | Envoi testé et reçu | 10 min |
| Analytics | Outil posé avant lancement | 15 min |
| Sauvegarde | Sauvegarde faite et restaurable | 15 min |
Les erreurs fréquentes que je vois revenir
Année après année, ce sont presque toujours les mêmes oublis qui gâchent une mise en ligne. Les connaître, c'est déjà les éviter. Voici la liste de ceux que je rencontre le plus souvent chez les indépendants qui me confient leur site.
- Oublier de décocher l'option qui empêche l'indexation par Google
- Publier sans tester les formulaires, et perdre des contacts en silence
- Laisser des images de plusieurs méga-octets qui ralentissent tout
- Négliger les mentions légales ou les copier sur un autre site
- Ne pas vérifier le site sur un vrai smartphone
- Installer l'analytics des semaines après le lancement
- Ne mettre en place aucune sauvegarde avant de publier
- Laisser des liens cassés dans le menu ou le pied de page
- Garder un bandeau cookies non conforme où refuser est compliqué
Le syndrome de la précipitation
L'erreur derrière toutes les erreurs, c'est la précipitation. On a hâte de voir le site en ligne, on clique sur "Publier" un soir tard, et on saute les vérifications par impatience. Je vous le déconseille fortement. Mieux vaut publier un jour plus tard mais proprement. Je recommande même de ne pas annoncer le site immédiatement : laissez-le vivre une journée discrètement, testez-le tranquillement, corrigez les derniers détails, puis seulement faites votre communication.
Si vous débutez et que toute cette liste vous semble vertigineuse, sachez qu'on peut tout apprendre pas à pas. Mon ebook Créer son site web sans coder (15 euros) reprend chacune de ces étapes avec des captures d'écran, du choix de l'outil jusqu'à la mise en ligne. Et si vous partez de zéro, commencez par mon guide pour poser les bases du référencement, car le SEO se prépare bien avant le jour de la publication.
Conclusion : publier sereinement, et après
Mettre un site en ligne ne devrait jamais se faire à l'instinct, dans la précipitation d'un vendredi soir. C'est l'aboutissement de semaines de travail, et un seul détail oublié peut en gâcher l'effet. La checklist que je viens de partager n'a rien de magique : elle vous oblige simplement à vérifier, calmement, point par point, ce qui doit l'être. Une à deux heures de contrôle valent mille fois mieux que des semaines à perdre des contacts sans comprendre pourquoi.
Votre plan d'action pour le jour J
Concrètement, voici comment je vous invite à procéder. D'abord, recopiez la checklist dans un document que vous pourrez cocher. Ensuite, déroulez-la thème par thème, sans en sauter aucun : contenu, SEO technique, mentions légales, RGPD, performance, mobile, formulaires, analytics, sauvegarde. Testez le site sur un vrai téléphone et envoyez chaque formulaire. Une fois tout coché, publiez, mais laissez le site vivre une journée discrètement avant de l'annoncer.
Et après la mise en ligne
La publication n'est pas une fin, c'est un début. Dans les jours qui suivent, surveillez votre analytics et votre Search Console pour repérer les éventuels problèmes. Demandez à deux ou trois proches de naviguer sur le site et de vous dire ce qui les bloque : un regard extérieur voit ce que vous ne voyez plus. Puis, peu à peu, alimentez votre site en contenu, car c'est ce qui le fera grandir dans les résultats de recherche au fil des mois.
Surtout, ne cherchez pas la perfection avant de publier. Le site parfait n'existe pas, et celui qui attend de tout maîtriser ne met jamais rien en ligne. Un site propre, conforme et fonctionnel, publié aujourd'hui, vaut infiniment mieux qu'un site idéal qui ne verra jamais le jour. Cochez votre checklist, respirez, et appuyez sur le bouton. Vous corrigerez et améliorerez ensuite, sereinement, avec de vrais visiteurs pour vous guider.
une méthode claire pour construire un site vitrine ou un mini-site de vente sans jargon technique.
Questions fréquentes
Faut-il vraiment des mentions légales pour un petit site vitrine ?
Oui, c'est une obligation légale en France, quelle que soit la taille du site, dès lors qu'il représente une activité professionnelle. Les mentions légales doivent indiquer votre identité, vos coordonnées, votre numéro SIRET et les informations de votre hébergeur. Leur absence est passible d'amende, et elles rassurent aussi vos visiteurs. C'est une page à ne jamais zapper avant la mise en ligne.
Comment savoir si mon site est bien visible sur Google ?
Le plus simple est de créer un compte gratuit sur Google Search Console et d'y soumettre votre sitemap. L'outil vous indique quelles pages sont indexées et signale les problèmes. Vérifiez aussi que l'option empêchant l'indexation, souvent activée pendant la construction, a bien été désactivée au lancement. C'est l'oubli numéro un qui rend un site invisible.
Mon site doit-il obligatoirement avoir un bandeau cookies ?
Si votre site dépose des cookies non essentiels, par exemple pour les statistiques ou la publicité, oui, vous devez recueillir le consentement avant de les déposer. Le refus doit être aussi simple que l'acceptation. Si vous n'utilisez aucun cookie de suivi, le bandeau n'est pas requis. La CNIL propose des guides clairs pour vérifier votre situation précise.
Combien de temps faut-il prévoir pour vérifier sa checklist ?
Pour un site vitrine classique, comptez une à deux heures pour dérouler toute la checklist sérieusement, en cochant chaque point. Le contenu et la performance prennent le plus de temps. Ce n'est pas grand-chose comparé aux semaines de travail investies dans le site, et à ce qu'une seule erreur peut coûter en clients perdus sur la durée.
Quel outil de statistiques choisir pour débuter ?
Vous avez le choix entre Google Analytics, très complet et gratuit, ou des solutions plus respectueuses de la vie privée comme Matomo ou Plausible, souvent plus simples et conformes au RGPD sans bandeau lourd. L'essentiel est de l'installer avant la mise en ligne, pour ne pas perdre les données de vos premières semaines, qui sont précieuses.
Que faire juste après avoir publié mon site ?
Ne l'annoncez pas tout de suite. Laissez-le vivre une journée discrètement, testez-le sur mobile, envoyez chaque formulaire et corrigez les derniers détails. Surveillez ensuite votre analytics et votre Search Console, et demandez à quelques proches de naviguer pour repérer ce qui bloque. Puis seulement, communiquez. Cette retenue évite de diffuser un site avec une erreur visible.



